CONTRE L’ETAT

Parution le 15 septembre 2020 aux Editions Critiques du dernier livre de Tom Thomas « Contre l’Etat », 144 pages, 12 euros, disponible à la librairie du Point du Jour à Paris et dans toutes les bonnes librairies à travers la France.

Si beaucoup s’accordent sur le fait que l’État sert de bras armé au capital et à la classe qui le représente, beaucoup croient aussi à tort que ce même État, entre d’autres mains, pourrait être mis au service du peuple.
C’est contre ce préjugé trop peu discuté que s’inscrit ce court et stimulant essai. Prolongeant les arguments construits par la tradition marxienne, il rappelle que, comme instance politique surplombant la société, l’État est toujours le garant d’une domination de classe. Loin d’être un outil neutre au service de qui s’en empare, il est un rouage essentiel de l’exploitation capitaliste.
Certes, les sociétés modernes ne liquideront pas l’État du jour au lendemain. Néanmoins, tout mouvement émancipateur conséquent ne saurait écarter de ses objectifs une dissolution à terme de l’État pour une réapropriation de la politique par le plus grand nombre.

 

Print Friendly, PDF & Email

1 commentaire

  1. Un lecteur enthousiaste

    Bonjour Tom Thomas,

    Je vous écris car j’ai lu votre livre Contre l’Etat. J’ai été très enthousiasmé à plusieurs niveaux.
    D’une part, votre écriture est d’une grande clarté. Votre propos est très pédagogique alors que sur ces questions j’ai vite été découragé soit par une écriture ampoulée et désincarnée soit par un propos très embourgeoisé. Ici, vous prenez le lecteur par la main en revenant sur des concepts essentiels pour nous faire comprendre les liens consubstantiels entre capitalisme et Etat. Malgré plusieurs discussions avec des amis sur ces sujets et des lectures multiples, je n’avais pas mesurer les rapports systémiques bien que je les pressentais. Désormais je les comprends.

    D’autre part, votre livre adopte une lecture historique passionnante. Tant en termes de rupture entre les périodes précapitalistes et celle capitaliste qu’en termes de découpage des périodes capitalistes. La mise en relation entre les rapports de production capitaliste et les formes d’intervention de l’Etat est vraiment passionnante.

    Je me permets de vous poser une question sur la première rupture car je manque de ressources à ce sujet. Vous traitez sommairement dans le premier chapitre de l’histoire de l’individu et renvoyer à votre livre du même nom. J’ai parcouru votre livre sur votre site (que je vais me procurer d’ici peu) mais, sauf erreur de ma part, je n’ai pas vu de références historiques sur ce moment de rupture. Aussi, je me demandais si vous pouviez m’indiquer quelques conseils de lecture sur ce passage qui est à mes yeux central pour comprendre la spécificité du capitalisme. Je pense à Tönnies évidemment ou à des passages chez Le Goff ou chez Braudel, mais je cherche des travaux un peu plus systématique et surtout appuyé d’exemples.

    Merci de votre aide.

    Bien à vous

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *