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THÈSES SUR LA SITUATION CONTEMPORAINE

Publié par on Déc 17, 2014 dans Blog | 0 commentaire

THÈSES SUR LA SITUATION CONTEMPORAINE

CHAPITRE 1 du livre de Tom Thomas « La montée des extrêmes »

La crise politique qu’engendre indubitablement la crise économique actuelle peut effectivement accoucher de l’arrivée au pouvoir d’un de ces extrémismes étatiques, dits populistes par celles et ceux qui seraient ainsi remplacés. Pour comprendre l’impasse, l’échec inéluctable et catastrophique d’un tel scénario, il convient d’abord de rappeler, en les résumant très brièvement, les principaux résultats de l’analyse de la crise contemporaine2.

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LA MONTEE DES EXTREMES

Publié par on Nov 3, 2014 dans Blog | 0 commentaire

LA MONTEE DES EXTREMES

INTRODUCTION du dernier livre de Tom Thomas « La montée des extrêmes »

A propos du « populisme »

La crise économique génère rapidement sous nos yeux une crise politique. Crise relative à l’État donc, qui ne peut plus, comme le peuple croit généralement que c’est son rôle, assurer la croissance, l’emploi, le niveau de vie, la santé, bref « le progrès » dans le bien-être général. Les partis traditionnels dits de droite ou de gauche qui se succèdent régulièrement au gouvernement, et plus généralement les « élites » politico-médiatiques et patronales, sont déconsidérés chaque jour davantage.

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A PROPOS DES CIRCONSTANCES ACTUELLES

Publié par on Juil 11, 2014 dans Blog | 0 commentaire

A PROPOS DES CIRCONSTANCES ACTUELLES

CHAPITRE 6 du livre de Tom Thomas « Nécessité et possibilité du communisme »

Puisque ce sont les circonstances qui permettent de dire le nécessaire et le possible pour que les prolétaires, et les peuples, ne soient pas écrasés dans la crise actuelle du capital, il convient de tirer de l’analyse qui en a été rappelée dans les deux premiers chapitres quelques conséquences essentielles quant aux enjeux des luttes actuelles. Tout en sachant qu’il ne peut encore s’agir que d’en montrer les grandes lignes, car seul le développement pratique des luttes pourra permettre de comprendre jusque dans tous les détails qui forment le concret, l’ensemble complexe des rapports de classe dans toute leur diversité et la situation du procès révolutionnaire.

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RÉALISATION DU COMMUNISME

Publié par on Mai 29, 2014 dans Blog | 0 commentaire

RÉALISATION DU COMMUNISME

CHAPITRE 5 du livre de Tom Thomas « Nécessité et possibilité du communisme »

5.1. Nécessité d’une transition

Savoir reconnaître la nécessité d’une phase de transition entre le moment d’une révolution politique victorieuse, qui ôte à la bourgeoisie régnante d’importants moyens de son pouvoir dans la « superstructure » (État et forces armées, médias et moyens d’éducation, etc.), ainsi que la propriété juridique et financière des entreprises, et celui où les classes disparaissent en même temps que toutes les formes de la possession capitaliste, est ce qui distingue les révolutionnaires concrets, conscients de ce que sont les conditions à réaliser pour parvenir à ce résultat, des utopistes qui les ignorent. On peut toujours, et sans grande difficulté, poser les principes d’une société communautaire idéale d’individus libres. Mais il est plus ardu de comprendre ce qu’il est possible de transformer à partir de telle ou telle situation historique particulière (« les circonstances » disait Marx dans ses thèses critiques sur Feuerbach), notamment du potentiel de temps libre quelle recèle. Le problème n’est pas le communisme – qui sera d’ailleurs l’invention d’individus très différents de ceux d’aujourd’hui et non pas la réalisation d’un projet de société ficelé par ces derniers, et dont on ne peut donc concevoir que les fondations (l’abolition du rapport capitaliste et de ses manifestations, les nouveaux rapports sociaux qui en résulteront) – mais la transition au communisme telle qu’on peut la déduire (en déduire les tâches) de ces circonstances.

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POSSIBILITÉ DU COMMUNISME

Publié par on Fév 12, 2014 dans Blog | 0 commentaire

POSSIBILITÉ DU COMMUNISME

CHAPITRE 4 du livre de Tom Thomas « Nécessité et possibilité du communisme »

4.1. Qu’est-ce que la propriété? De la propriété privée personnelle à la propriété privée capitaliste

La possibilité du communisme étant celle d’abolir le rapport social de la propriété privée capitaliste, il convient donc d’abord de dire ce qu’elle est58.

D’une façon générale la propriété n’est pas d’abord un droit mais un fait, ou plus exactement un faire, un comportement. Un comportement d’appropriation des conditions de leur vie que les hommes tirent de la nature. Et, puisqu’ils ne peuvent s’approprier ces conditions que collectivement, en tant qu’animaux sociaux et politiques, il s’agit d’un comportement dans un certain type de coopération (de rapports sociaux) déterminée, de façon plus ou moins adéquate, par les outils qu’ils ont créés. Ainsi il n’y a pas « la » propriété. Concrètement elle est ce que sont les différentes formes historiques que prend ce comportement, ce que sont les différents rapports sociaux qui déterminent qui fait quoi, s’approprie quoi, et comment. Par exemple il y a eu les formes communautaires d’appropriation dans les sociétés primitives (du fait de la faiblesse des instruments qui obligeait à faire appel à la communauté pour affronter une nature alors toute-puissante), celles de la propriété privée personnelle dans les sociétés marchandes et des débuts du capitalisme, les différentes formes (financières et managériales) de la propriété privée capitaliste. Et d’autres encore si on examine l’ensemble des modes de production et d’organisation sociales au cours de l’histoire.

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LA MONTEE DES EXTREMES

Publié par on Nov 8, 2013 dans Blog | 0 commentaire

LA MONTEE DES EXTREMES

Parution du dernier livre de Tom Thomas sur la montée des extrêmes, il est disponible à la librairie du Point du Jour (58 rue Gay-Lussac 75005 Paris, tel: 01 43 26 20 17, courriel: librairie-lpj@wanadoo.fr) au prix de 6 euros.

QUATRIEME DE COUVERTURE

Comme dans les années 30 la crise économique engendre une crise politique. Les deux pôles « extrêmes » du système se renforcent, notamment à droite. Les dirigeants en place, ne voulant pas la perdre, tentent de les disqualifier en les nommant « populistes », les accusant de vouloir établir un Etat « totalitaire ». Décortiquant ces notions, Tom Thomas montre qu’elles désignent des phénomènes inhérents au capitalisme. Ces partis « extrêmes », de gauche comme de droite, ne projettent nullement de vouloir sortir d’un système capitaliste frappé de sénilité. Or c’est pourtant la seule voie pour sortir de la crise. Il s’agit non pas de changer de gouvernement mais d’abolir l’Etat actuel.

Tom Thomas poursuit dans cet ouvrage un travail de longue haleine, témoignant de la vigueur et de l’actualité d’un marxisme critique, au service de la construction d’un nouveau mouvement révolutionnaire, débarrassé de l’idéologie bourgeoise dont est imbibé « le vieux mouvement ouvrier ».

 

NÉCESSITÉ DU COMMUNISME

Publié par on Oct 31, 2013 dans Blog | 0 commentaire

NÉCESSITÉ DU COMMUNISME

CHAPITRE 3 du dernier livre de Tom Thomas « Nécessité et possibilité du communisme »

La spécificité historique de la crise contemporaine qui vient d’être montrée a une cause fondamentale entre toutes, interne au procès de valorisation lui-même, qui est qu’en accroissant sans cesse, à sa façon, la productivité44, le capital est allé jusqu’à faire dépérir la source même de sa croissance: la quantité de travail salarié productif de plus-value. Sa vitalité ainsi perdue, le voilà sénile. Ce dépérissement (évidemment loin d’être achevé) est le résultat d’un procès, qui a déjà été évoqué, et qui se résume à ceci: à force de remplacer la quantité de travail productif de plus-value par la machinerie, le capital a fini par inverser le résultat initial de ce procès (cela a pris environ deux siècles). Il a réduit cette quantité de travail à un tel point que cela a sapé cette base, et seule base, de la production de plus-value. En même temps, une fraction de plus en plus importante de celle-ci était absorbée par des capitaux improductifs, tel le capital financier ou commercial, par les superstructures étatiques, les faux-frais, gaspillages, etc. Ce qui constituait autant de capitaux ne retournant pas à la production, et qui aussi contribuaient à diminuer le taux de profit moyen.

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SPÉCIFICITÉ HISTORIQUE 
DE LA CRISE CONTEMPORAINE

Publié par on Oct 1, 2013 dans Blog | 0 commentaire

SPÉCIFICITÉ HISTORIQUE 
DE LA CRISE CONTEMPORAINE

CHAPITRE 2 du dernier livre de Tom Thomas « Nécessité et possibilité du communisme »

2.1. De quelques faux remèdes

Les critiques qui accusent le capital financier et ses « exagérations » d’être la cause essentielle de la crise, voire la seule, évitent ainsi soigneusement de mettre en cause le système capitaliste lui-même. Ils se refusent à admettre sa sénilité et sa faillite. Au contraire, ils rivalisent de propositions pour le faire perdurer.

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RETOUR SUR LES CAUSES DE LA CRISE

Publié par on Août 31, 2013 dans Blog | 0 commentaire

RETOUR SUR LES CAUSES DE LA CRISE

CHAPITRE 1 du dernier livre de Tom Thomas « Nécessité et possibilité du communisme »

Sans avoir l’intelligence des causes de la crise on ne peut évidemment pas proposer une voie pour en sortir. Ce travail ayant déjà été fait pour l’essentiel1, je ne ferai ici qu’en résumer brièvement les grandes lignes, juste le strict nécessaire pour pouvoir parler de l’avenir à partir de la réalité comprise du présent, non comme utopie, mais comme libération et développement des potentialités réellement existantes.

Chaque crise est issue d’un enchevêtrement de divers facteurs et phénomènes qui concourent au blocage de la valorisation2, donc de la reproduction élargie, du capital. Mais c’est toujours de ce blocage qu’il s’agit. Donc, c’est toujours dans le procès de production et de réalisation de la plus-value qu’il faut en rechercher les causes profondes, essentielles. Et comme dans le capitalisme moderne cette plus-value est surtout extraite sous sa forme relative3, c’est-à-dire grâce aux progrès de la productivité générale, c’est dans les effets de ce mécanisme que se situe le cœur des difficultés (contradictions) qui finissent par le provoquer.

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NECESSITE ET POSSIBILITE DU COMMUNISME

Publié par on Août 6, 2013 dans Blog | 0 commentaire

NECESSITE ET POSSIBILITE DU COMMUNISME

INTRODUCTION du dernier livre de Tom Thomas « Nécessité et possibilité du communisme »

Que révèle la crise? Comment en sortir? Quel peut être l’avenir? Ce sont des questions que tout le monde se pose. Les uns parce qu’ils craignent pour leur situation. Les autres parce qu’ils l’ont perdue, ou vont la perdre, ou – les jeunes – n’en trouveront pas, sinon de tellement mauvaises, précaires, misérables.

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DE LA NECESSITE D’ETRE RADICAL

Publié par on Juil 7, 2013 dans Blog | 0 commentaire

DE LA NECESSITE D’ETRE RADICAL

CHAPITRE 6 du livre de Tom Thomas « La crise. Laquelle? Et après? »

Etre radical, c’est aller à la racine et agir radicalement. C’est éradiquer les causes des catastrophes au lieu de ne s’en prendre qu’à ses symptômes, ses manifestations superficielles. Mais qu’est ce qu’aller à la racine de la crise? L’analyse exposée dans les cinq chapitres précédents permet maintenant de répondre à cette question.

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LA POLITIQUE DU CAPITAL DANS LA CRISE

Publié par on Mai 13, 2013 dans Blog | 0 commentaire

LA POLITIQUE DU CAPITAL DANS LA CRISE

CHAPITRE 5 du livre de Tom Thomas « La crise. Laquelle? Et après? »

Nous savons qu’il ne s’agit pas d’une crise due aux « excès » financiers d’une politique libérale, mais bien à une baisse du taux de profit engendrée par un phénomène de suraccumulation/sous-consommation et aggravée par une hyperinflation de capital financier fictif. Au-delà du sauvetage du système financier que les Etats étaient dans l’obligation d’entreprendre de toute urgence, mais dont nous avons montré qu’il ne constituait nullement une solution à la crise, il nous faut donc examiner comment le capital et ses fonctionnaires œuvrent à redresser le taux de profit dans la situation concrète du capitalisme, spécifique à ce stade de son développement historique.

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DES FAUX DIAGNOSTICS AUX FAUSSES SOLUTIONS

Publié par on Avr 8, 2013 dans Blog | 0 commentaire

DES FAUX DIAGNOSTICS AUX FAUSSES SOLUTIONS

CHAPITRE 4 du livre de Tom Thomas « La crise. Laquelle? Et après? »

Tous les économistes, ou peu s’en faut, ont trouvé la cause de la crise dans l’hypertrophie du crédit, du capital et des revenus financiers. Pour eux, la solution consiste donc à réguler l’expansion de ce capital financier par des mesures qui permettraient aux Etats de contrôler l’émission monétaire en restreignant ou en augmentant le crédit.

Ce raisonnement implique évidemment qu’on croit ou qu’on veut faire croire que cette hypertrophie du capital financier est seulement due à une mauvaise politique, dite libérale. On préconise donc une autre politique plus étatique dont on pense ou feint de penser qu’elle pourrait résoudre le problème et remettre le capitalisme sur les (prétendus) bons rails de la « croissance ». Il n’y aurait donc pas à procéder à une remise en cause du capitalisme, mais seulement à constater que « les marchés n’autorégulent pas l’économie », qu’il faut y ajouter un pilotage par l’Etat qui les oriente et les réglemente, les protège contre leurs propres excès et aveuglements, voire, comble de la propagande, les « moralise ».

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NECESSITE ET POSSIBILITE DU COMMUNISME

Publié par on Jan 24, 2013 dans Blog | 1 commentaire

NECESSITE ET POSSIBILITE DU COMMUNISME

Parution du dernier livre de Tom Thomas sur la nécessité et la possibilité du communisme, il sera disponible début février à la librairie du Point du Jour (58 rue Gay-Lussac 75005 Paris, tel: 01 43 26 20 17, courriel: librairie-lpj@wanadoo.fr) au prix de 10 euros.

QUATRIEME DE COUVERTURE

L’auteur rappelle d’abord pourquoi l’analyse des causes profondes de la crise révèle l’impossibilité d’une nouvelle croissance du type « trente glorieuses », donc, pour les prolétaires, celle d’une lutte pour leur emploi, celui-ci ne pouvant que se dégrader drastiquement, tant quantitativement que qualitativement. Il leur faut donc s’unir dans une lutte pour un « niveau de vie » qui soit assuré indépendamment d’emplois que le capital ne peut plus fournir. Ce qui implique nécessairement qu’ils s’approprient les moyens de la production des richesses, puisque c’est évidemment de cette propriété que dépend leur répartition. Explicitant ce qu’est une telle appropriation, l’auteur démontre alors que la situation actuelle offre tout à fait les conditions matérielles du procès révolutionnaire qui peut la réaliser.

Nécessité, possibilité, réalisation de ce procès, tels sont les trois mots clefs de cet ouvrage qui invite à rompre avec les illusoires promesses « d’humanisation » du capitalisme proposées par la gauche parlementaire et étatique, organisatrice d’un vieux mouvement ouvrier réformiste devenu absolument obsolète.

 

CREDIT, CAPITAL FINANCIER ET CRISE

Publié par on Jan 13, 2013 dans Blog | 0 commentaire

CREDIT, CAPITAL FINANCIER ET CRISE

CHAPITRE 3 du livre de Tom Thomas « La crise. Laquelle? Et après? »

3.1 Formation d’un système de crédit et d’un capital financier

Avec le développement du crédit, il se forme une sphère financière, un système financier organisé pour gérer un capital financier, de l’argent qui semble fonctionner comme un « vrai » capital. Vrai, il ne l’est cependant que dans la conception bourgeoise du capital, à savoir de l’argent qui produit de l’argent. Cette sphère financière serait celle de la valorisation d’un capital particulier, le capital financier, à côté d’autres où se valoriseraient le capital industriel ou le capital commercial. Toutes ces sphères sont reliées entre elles par des échanges, des affaires réciproques. Toute crise de l’une se répercute sur les autres bien que celles-ci n’y soient apparemment pour rien puisque les procès de valorisation sont vus comme séparés. Ainsi aujourd’hui, toutes seraient victimes de la finance et des financiers. On affirme qu’elles étaient en bonne santé et qu’elles ont été contaminées par les excès en tous genres de la sphère financière. En réalité, la suraccumulation du capital était partout généralisée, cela, quelles que soient les séparations formelles des différentes branches de la production ou des différents moments du procès de valorisation (mobilisation de l’argent, investissements, production, commercialisation, etc.). Chacune de ces fractions n’est en fait qu’un des éléments de ce procès général de la reproduction du capital confiés à des capitaux spécialisés et à leurs fonctionnaires (agents) spécialisés.

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SUR LE THEME DE L’ABOLITION DE LA CONDITION DE PROLETAIRE

Publié par on Déc 15, 2012 dans Blog | 2 commentaires

SUR LE THEME DE L’ABOLITION DE LA CONDITION DE PROLETAIRE

Texte de la conférence donnée par Tom Thomas à Lyon le 16 novembre 2012 à l’invitation de l’association TABLE RASE

Puisqu’il s’agit tout aussi bien de l’abolition du capitalisme, il faut d’abord rappeler que le capital n’est pas une chose. Dans son essence c’est un rapport, historiquement spécifique, d’appropriation privée des moyens de production dans lequel ces moyens et leurs propriétaires sont non seulement séparés de ceux qui les utilisent mais s’opposent à eux, les dominent et les écrasent. Dans son existence, le capital est valeur se valorisant. Il n’existe que comme valorisation et donc accumulation permanentes. Ce sont ces « utilisateurs », les prolétaires qui produisent cette valeur supplémentaire, ou plus-value, de par le fait bien connu, découvert par Marx, que l’ouvrier reçoit sous forme de salaire, une quantité de travail social (de valeur) moindre que celle qu’il a fourni.

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LE ROLE DE PLUS EN PLUS ESSENTIEL DU CREDIT DANS LE CAPITALISME

Publié par on Déc 15, 2012 dans Blog | 0 commentaire

LE ROLE DE PLUS EN PLUS ESSENTIEL DU CREDIT DANS LE CAPITALISME

CHAPITRE 2 du livre de Tom Thomas « La crise. Laquelle? Et après? »

Depuis son origine, le crédit a toujours accompagné le capitalisme. Son rôle y est devenu de plus en plus important au fur et à mesure de son développement. Aujourd’hui, le capitalisme s’écroulerait immédiatement si la masse des crédits venait à se contracter sérieusement et durablement. C’est bien pourquoi, les Etats ont immédiatement déversés des milliers de milliards de dollars et d’euros en 2008-2009 pour sauver le système du crédit.

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LA SURACCUMULATION GENERALISEE 
DU CAPITAL

Publié par on Nov 22, 2012 dans Blog | 0 commentaire

LA SURACCUMULATION GENERALISEE 
DU CAPITAL

CHAPITRE 1 du livre de Tom Thomas « La crise. Laquelle? Et après? »

Ce chapitre résume brièvement une des découvertes fondamentales de K. Marx, à savoir la cause profonde des crises systémiques récurrentes du capitalisme, cause profonde qui ne doit pas être confondue avec les causes immédiates qui jouent le rôle de déclencheur de la crise. Il s’agit de la loi qui établit que le développement du capital, son procès d’accumulation, conduit toujours à une suraccumulation de capital. C’est-à-dire à un « excès » de capital sous toutes les formes qu’il revêt au cours du procès de valorisation: argent, moyens de production, force de travail, marchandises, et à nouveau argent. « Excès » s’entend bien sûr relativement à la possibilité pour le capital, considéré ici dans sa généralité comme capital unique, de réaliser une plus-value3 suffisante (sous forme de profit) par la vente des marchandises produites. Suraccumulation de capital ou sous-consommation des masses sont deux façons de dire la même chose, par exemple, trop de moyens de production et de marchandises et pas assez de masse salariale pour les absorber, ou encore trop de capital produit (accumulé) et pas assez de plus-value (pl) produite4. Nous y reviendrons.

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LA CRISE. LAQUELLE? ET APRES?

Publié par on Oct 8, 2012 dans Blog | 1 commentaire

LA CRISE. LAQUELLE? ET APRES?

INTRODUCTION du livre de Tom Thomas « La crise. Laquelle? Et après? »

L’effondrement fantastique en 2008 des plus grandes institutions financières du capitalisme, dans ses Centres mêmes, et l’effondrement économique et social généralisé qui s’en est suivi ont suscité d’abord la stupeur des idéologues, puis sans tarder, une déferlante d’explications, portées par tous les moyens de communication et supposées montrer que les causes de la crise étaient comprises et les remèdes trouvés: ce sera long, difficile et dur (pour qui?), mais la « croissance » reviendra et, avec elle, la prospérité. Les mêmes idéologues, « experts » et plumitifs qui, la veille, expliquaient sans relâche que tout, ou presque, allait bien dans le meilleur des mondes, que tout irait encore mieux si on « libérait » davantage de toute intervention étatique les activités des agents privés et les mouvements de capitaux et si on faisait entièrement confiance aux « marchés », se sont empressés d’implorer les Etats de sauver le capitalisme de cette débâcle. Aux grands maux, les grands remèdes clament très haut tous ces faillis; aux grandes crises, les grandes ponctions murmurent-ils tout bas dans le secret de leurs clubs et de leurs bureaux ministériels. Et en effet, jamais le capitalisme n’a opéré un transfert plus gigantesque de dettes privées vers la dette publique; jamais les Etats n’ont donné autant de milliards au capital; jamais, selon la formule consacrée, ils n’ont autant socialisé les pertes afin de sauver les profits privés et les revenus pharamineux de la haute bourgeoisie et notamment de ses fractions parasitaires: financières, médiatiques, politiciennes, bureaucratiques, etc.

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COMBATTRE L’ETATISME

Publié par on Sep 11, 2012 dans Blog | 1 commentaire

COMBATTRE L’ETATISME

CHAPITRE 5 du livre de Tom Thomas « Etatisme contre libéralisme? »

5.1 Etatisme ou libéralisme, c’est toujours le capitalisme

Il y a toujours dans la société capitaliste une tendance populaire à en appeler à l’Etat pour qu’il soit ce qu’il prétend être: le pouvoir du peuple, ou à tout le moins pour le peuple, exécutant ses volontés, et non celui d’une classe pour une classe, organisant la reproduction du capital. Les plus défavorisés, les petits et moyens bourgeois qui sont en cours de prolétarisation rapide, les mécontents de toute espèce accusent l’Etat de ne pas s’occuper d’eux, de n’être pas juste, pas efficace, etc. Et les plus favorisés, la bourgeoisie en général, critiquent l’Etat de les étouffer d’impôts, d’entraver la croissance (sous-entendu du capital) par ses règlements, sa bureaucratie et sa démagogie électoraliste qui le ferait céder à des revendications sociales inconsidérées.

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